A LA FRONTIERE DE L`HISTOIRE

http://scorpion2.zeblog.com/

Calendrier

« Août 2008
LunMarMerJeuVenSamDim
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Ahmosis

Ahmosis NAISSANCE DE L'EGYPTE

Blog

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

MIGRATIONS PREHISTORIQUES A PARTIR DES ADN ACTUELS

Par Ahmosis :: 04/12/2006 à 0:54 :: Général

Déduction des migrations préhistoriques à partir des actuels ADN

The McDonald Institute for Archaeological Research of the University of Cambridge

Traduit par Jean-Pierre LASTRAJOLI©

 

 

Ndt : L’ADN mitochondrial (ADN mt ou mtDNA en anglais) ne fait pas partie de l’ADN contenu dans les noyaux cellulaires, il se situe dans un autre composant cellulaire : les mitochondries qui produisent l’énergie dans les cellules eucaryotes. Cette forme d’ADN est essentiellement transmis par la mère, ceci est lié aux proportions respectives en mitochondries des gamètes (ovule 99% et spermatozoïde 1%).

 

 

 

 

Les lignées matérielles de tous les humains actuellement en vie s’unifient dans une Eve mitochondriale, née dans le Sud ou l’Est de l’Afrique, il y a environ 130.000 ans. L’Homos sapiens se propage principalement à travers l’Afrique. Certaines localisations des fossiles modernes datant de cette époque spnt indiquées sur la carte.

 

Il y a environ  60 à 80.000 ans, une expansion renouvelée repeupla l’Afrique avec les types mtDNA L2 et L3, tandis que les types originels L1 deviennent finalement une minorité presque de partout, excepté chez les ancêtres des Khoisan (Bushmen) et Biaka (Pygmées de l’Ouest).

La ré-expansion africaine conduit à la première (et la seule) migration humaine moderne couronnée de succès hors de l’Afrique, il y a environ 50 à 60.000 ans. Tous les non-Africains d’ajourd’hui descendent des types M et N, tous deux issus d’un type L3 africain. Le groupe quittant l’Afrique devait être très petit, étant donné que seulement 2 lignages mtDNA ont survécu.

Les émigrants hors de l’Afrique bientôt se séparent en différentes routes, avec la route côtière des tropiques vers l’Australie et la Papouasie-Nouvelle Guinée qui est la plus rapide. Des restes d’hommes modernes à la grotte Niah et au Lac Mongo datent d’il y a environ 40.000 ans. Les migrants du Nord doivent avoir rencontré des conditions plus rudes : les Neanderthals, les saisons, et un climat changeant brusquement pendant les premières périodes du dernier Age Glaciaire. A noter que les actuels Européens n’ont pas de types M.

Dans la période comprise entre  il y a 60.000 et 30.000 années, les humains se propagent faiblement sur le continent du "Vieux Monde", et leurs types M et N dérivent en des types fondateurs descendants, les "haplogroupes" mtDNA, lesquels sont encore de nos jours spécifiques d’un continent – ou une région –. Cette propagation interrompue hors de l’Afrique a été surnommée le scénario "Faible Jardin d’Eden" (Harpending et al. 1993), par opposition au scénario du "Jardin d’Eden Puissant", surnom pour un processus ininterrompu hors de l’Afrique (Out of Africa).

Les fluctuations irrégulières du dernier Age Glaciaire se stabilisant il y a 30.000 ans (transition de l’étape glaciaire 3 à l’étape 2), les populations locales des Homo sapiens s’accroissent fortement, se répendant en Europe et en Asie du  Nord, et l’Homo neanderthalensis s’éteint. Les preuves archéologiques d’une présence de l’homme moderne sont plus nombreuses (culture gravétienne en Europe, fossiles Zhoukoudian – homme dit de Pékin - en Chine). A noter que seulement une sélection d’haplogroupes mtDNA est montrée sur la carte, pour des raisons de place.

Il y a environ 25.000 ans, le niveau des mers est inférieur à l’actuel de 120 mètres, aussi l’Amérique et l’Asie sont reliées par une passerelle de terre sauvage. Un petit groupe d’Homo Sapiens depuis le Nord de la Sibérie se déplace vers les Amériques, dont la signature caractéristique ABCD est à présent trouvée à travers les Amériques – tous parlant le langage ancestral des amérindiens selon le dernier écrit de Joseph Greenberg.

Il y a environ 25.000 ans, la glaciation maximum est atteinte, obligeant les humains à se retirer vers le Sud. Par exemple, il y a des foyers glaciaires en Béringie et en Ibérie, où les survivants accumulent respectivement les types A-D et H-V.

Le groupe de migrants qui a pénétré en Amérique a été scindé en différentes zones par les conditions glaciaires. Un groupe survit en Béringie (perdant les types originels B,C and X) – leurs descendants deviendront plus tard les populations parlant esquimau-aleute et dene. Les autres, un groupe plus grand, sont les Amérindiens qui procèdent à la colonisation des Amériques, parvenant à Meadowcroft (Pennsylvanie), il y a environ 18.000 ans.

Les phases de réchauffement Bolling-Allerod (il y a 15.000 à 13.000 ans) ont causé une retraite partielle des glaces et une réoccupation des lattitudes du nord par les humains. La diversité restreinte qui en résulte dans le Nord est mise en évidence de nos jours par la prédominance saisissante du A (presque 100%) chez les esquimaux-aleutes et les denes, par le pourcentage (50-60%) de H de V en Europe nord-occidentale, et par une perte totale du type minoritaire X et même du type majoritaire B en Asie du Nord. Des cultures archéologiques distinctives apparaissent.

La dernière phase (celle du Dryas récent) de la Période Glaciaire prend soudainement fin, il y a 11.400 ans, en à peine une décade. La stabilisation climatique qui s’ensuit, sans précédent au cours des dernières 100.000 années, permet le développement de l’agriculture, probablement avec la propagation concomitante de certains langages, et les types mtDNA, par exemple en Europe (langages indo-européens) en Afrique du Nord (langages afro-asiatiques).

Les remarquables histoires d’installation dans le récent Holocène comprennent la re-colonisation du Groenland par les Néo-Esquimaux sortis d’Alaska (il y a 2000 ans), et le peuplement de Madagascar (il y a 2000 ans) comme celui du Pacifique (il y a principalement 1000 ans) par des navigateurs austronésiens.

Cette histoire du mtDNA a été reconstituée depuis 1992 avec des équipes de collaborateurs, et est seulement une vision parmi de nombreuses dans le domaine. Inévitablement, la recherche génétique and les découvertes archéologiques changeront bon nombre des conclusions présentées ici, et certains détails ont été significativement simplifiés pour la présentation. Pour remédier au dernier inconvénient, le lecteur peut se référer aux publications sur ce site web.

http://www.mcdonald.cam.ac.uk/genetics/labpubs.html

Les principales étapes techniques dans ce projet impliquaient la détection et l’élimination systématique des données erronées publiées (dont les nôtres), le développement de réseaux phylogénétiques afin de reconstituer l’arborescence de la mtDNA, et le perfectionnement du taux de mutation de la mtDNA comme une horloge moléculaire afin de dater les évènements préhistoriques. Tous ces aspects demeurent une partie de nos activités de recherches.

 

Progression des caprines depuis l'Asie Mineure

 

Commentaires

Le 12/06/2007 à 14:45, par basiles
hmmm...
se mefier de l'ADN mitonchondrial et...
c'est oublier les "dents" de l'homme de pekin tres semblables a celles "en queue de pelle" de l'asiatique moderne et les hommes de cro-magnons de - 120 000 ans du mont-carmel.
ça fait désordre!
Le 12/06/2007 à 14:53, par basiles
le fait est que l'ADN mitonchondrial se selectionne separement de l'ADN chrtomosomique.
un gène peut être selectionné et se repandre à tàoute l'hmanite sans de filiation directe monolithique.
et le fait est que des hommes modernes anciens existent au proche-orient et en asie ailleurs depuis au moins 120 000 ans.
voir le livre de gabriel CAMP "la prehistoire" sur les diverses possibilites.
Le 24/03/2008 à 16:32, par JPB
Certes, tout est à prendre avec des pincettes. Cependant, d'autres données convergent dans un même sens. Au Néolithique, les migrations vers l'Europe, depuis l'Asie Mineure, coïncident avec la diffusion des céréales. Il ne s'agit pas de vues de l'esprit, mais de traces archéologiques.
De même, le sorgho, originaire d'Afrique, a été introduit en Inde vers 4000 ans avant notre ère. Il y a évolué avant d'être réintroduit en Afrique deux mille ans plus tard.
Le sorgho modifié a été introduit dans les régions de la vallée du Nil avant de se répandre dans les Savanes.

La paléobotanie semble valider les résultats de l'étude de l'ADNmt, dont je conviens qu'il ne faut pas la prendre pour parole d'Evangile. Elle doit être confortée par d'autres paramètres.
Le 24/03/2008 à 17:00, par Lastrajoli
Les progressions des caprines et des bovins (voir deux dernières cartes), depuis l'Asie Mineure, tendraient à conforter ces données.

Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo :


Email (facultatif) :


Site Web (facultatif) :


Commentaire :


Anti-Spam :
Recopiez le code dans le champ ci-dessus.

 
Copyright © A LA FRONTIERE DE L`HISTOIRE - Blog créé avec ZeBlog